Tu ne comprend pas, dans ton comportement quand tu fais tout ça, tu me fais comprendre que tu ne veux plus m'entendre, tu monte le son de la télévision quand je te parle, accélère le pas ... tu ne veux plus entendre, ni parler, ni écouter, tu ne me regarde même plus, ne me parle plus, agit, marche, va ici et là, fait tes activités journalières sans me prêter une quelconque intention, sans me regarder, ni même me voir parfois. A quoi penseriez-vous ? Seriez-vous comme moi ? Vous sentiriez-vous totalement rejetée ? Reniée, jugée, comme si sur votre front il y'avait écrit au marqueur « grosse merde » et sur le sien « panne de sentiments ». Comme si pour lui vous étiez juste rien, peut être pas seulement cette fille qui lui casse les couilles à l'heure qu'il est, mais juste un tout petit rien du tout. Vous ne vous sentez plus vivre, vous ne vous sentez plus existé, puisque aux yeux de celui qui fait votre vie vous n'êtes plus. Vous demanderiez-vous sans cesse « est ce qu'il va me voir ? Ou juste m'effleurer un peu la main » même sans faire exprès, ça n'aurait aucune espèce d'importance, parce qu'on sentirait enfin un peu de chaleur humaine, on ne se sentirait plus aussi froid qu'un macchabée. Bourreaux des autres, victime de soi-même. Mais lorsqu'il reparaît dans votre vie, c'est telle une explosion cérébral, sur votre front s'efface les mots rudes et durs pour laisser place à un « j'existe », un trou de lumière, un trou interminable, et le choc s'avère tellement brutal que vous sentez votre corps pleurer, comme les moussons votre c½ur déborde d'eau, il pleut dans votre c½ur, les rues sont trempées, les égouts bouchés, votre c½ur pleure. Et puis, ses « je t'aime » sont comme de la lumière, une journée au soleil pour un bagnard enfermé. Claquemuré entre les mains d'une seule personne. Tu ne m'as pas enseigné assez de chose Vie, tu m'as fais croire à bien des mensonges. Tu l'as attendu lui, me retirant son amour pour mieux me le redonner, m'abandonnant pour mieux me retrouver, m'humilier pour mieux m'aimer, et mes bras resteront toujours ouverts, je sais oublier que j'existe.